REMETTONS LES CHOSES DANS LEUR CONTEXTE.

Sur fond de NINvsAFX.



Cela fait plus d'un an que je n'ai pas repointé le bout d'mon nez ici. En fait, pour tout dire si je suis là ce soir c'est en partie à cause de Simon qui m'a rappelé l'existence de cette compilation de mémoires. En un an il s'en est passé des choses. J'ai pris quelques centimètres, notamment. Mais en revenant ici je me rends compte que l'histoire flottait un peu. Que la boucle n'étais pas bouclée. Personne n'a dit "c'est fini". Pas d'funérailles ni d'au-revoir. Hop, passé aux oubliettes. Lest We Forget comme l'aurait dit notre Brian préféré. Je viens donc porter le point final d'une histoire avortée dès le départ. Si ces pages internet sont, c'était - souvenons-nous ! - pour pouvoir rester constamment connecté avec Margot A. et Clémence H. en notre sortie du collège ; l'une allant au Lycée Théodore Aubanel, l'autre au Lycée René Char, et moi-même dans la cité scolaire Frederic Mistral. Deux personnes que j'ai peu à peu quitté, volontairement, n'ayons pas peur des mots. Mais aussi pervers ce serveur soit-il, qu'il s'est vite transformé en exutoire bigarré et rempli de publicités. D'abord sobrissime et peu facile de prise en main (je me rappelle la galère pour jacksdetonations !), nommé skyblog. Maintenant Skyrock. L'ami parfait, donc. Celui qui est toujours là. Celui à qui on peu écrire pour faire passer le mal à l'âme et sa rage contre l'humanité. Puis une relation étrange s'établit : s'étant rendu compte qu'il file des p'tits coups d'pouce de temps en temps, on l'estime et alors on finit par le bichonner. Ce qui en fait ressemble énormément à de l'auto-complaisance, mais comme je le disais plus haut, avec perversité. Tout l'monde le sait, mais personne ne le dit ! On devient son propre monde à soi. De plus que les outil mis à disposition sont de plus en plus nombreux : je mets les couleurs que je veux, je mets mes propres photos, mes vidéos, mes caractères et co. Et on se retrouve bien loin du point de départ qui était, rappelons-le, un moyen de communication !


Ces pages sont donc restées en apesanteur, tel un manifeste (j'épargnerai celui du communisme jeté par la flamboyante Anna Faris du haut de sa grande roue !) de ma vie. Oui, mais ? Qu'en faire ?! Les garder précieusement pour pouvoir se remémorer à quel point j'étais, pour éviter la rouille du souvenir et son changement inévitable ?! Je ne condamne pas ce principe, qui me semble profondément humain. Après tout on vient tous de quelque part, on ne naît pas dans des choux, et on apparaît pas. Ce souvenir est important. On vient d'une lignée qu'il est impossible de quitter, malgré tous les efforts du monde. Et il est d'autant plus important de connaître sa place. La Place, d'ailleurs, avec le recul, c'est ce qui m'a toujours manqué. Entre autres. J'ai toujours été à la recherche de mon Lebensraum (c'est marrant ce mot, hors contexte historique il paraît pas si barbare...), et je pense en être encore loin. Mais j'en ai conscience. Faute avouée, à moitié pardonné, non ? Mais pour en revenir au fait de conserver, il demeure une différence fondamentale avec ces écrits : ils sont publics. En effet, il serait condamnable que le premier inconnu vienne admirer un cerveau conservé dans du formol, ou encore vienne lire les cartes postale de la défunte grand-mère. Ne pouvant ranger mes plaies ouvertes digitales dans un carton ou les noyer dans du formol, j'ai simplement décider de leur trouver une petite place au chaud dans mon disque dûr !



Et hop, chapeau bas les artistes. RIDEAU.




Je remercie donc ceux qui ont croisé mon chemin à un moment donné ou à un autre (et Dieu sait qu'il y en a eu !) de m'avoir façonné, de m'avoir fait avancer pour me mener toujours un peu plus loin sur le fil du rasoir, sans jamais déraper (ou presque) sur la pente glissante qu'est indéniablement ma personne ! Que je vous ai aimé, que je vous ai détesté, vous avez été déterminant.




Vous êtes étonnants !

# Posté le mercredi 08 juillet 2009 15:26

She's my man.

She's my man.
(L)






















Le rythme lent et reptilien de Nothing Else Matters de Metallica était repris par un quatuor à cordes lorsqu'arriva le premier modèle dans un long short noir en cuir souple, les mollets enserrés dans de multiples bandelettes elles aussi en cuir.
Les codes ultra-virils du heavy metal ressurgissaient ça et là, comme ce motif imprimé sur un T-shirt qui rappelait le logo de Motörhead. Poussant plus loin encore le choc des genres (sexuels), Riccardo Tisci fit ensuite apparaître de la dentelle fuschia sur des pièces toujours aussi empreintes de testostérone. D'énormes tatouages se distinguaient le long des mollets ou sur les torses à peine dissimulés par des tops en crêpe. Un large foulard ajouré par des anneaux d'or donnait à ces amazones au masculin un parfum d'exotisme. Dans ce clash créatif extrêmement bien maîtrisé, les quelques costumes "classiques" présentés ici ne ressemblaient plus, du coup, à ces uniformes un peu tristes pour cadres cool, mais à des armures pour barbares modernes.

# Posté le mardi 01 juillet 2008 18:26

Modifié le vendredi 11 juillet 2008 09:50

Révélation : je pensais que l'article 301 serait le dernier. Mais non.

SeX, drugs & Frenchtouch.



On arrive à la fin. On le sait. Mais il reste deuX trois p'tites choses à régler auparavant.

La constructivité se profile à l'orizon de mes bas-fonds.
Révélation : je pensais que l'article 301 serait le dernier. Mais non.

# Posté le vendredi 06 juin 2008 12:37

...

English Summer Rain, And It Rained All Night

C'est ton choiX. Thom ou Brian.

# Posté le vendredi 30 mai 2008 14:55

Et même si c'est mon article n°300, et même si Cannes c'était naze, et même si j'ai fait le tour de France, apres-demain je passe le BAC...

Et même si c'est mon article n°300, et même si Cannes c'était naze, et même si j'ai fait le tour de France, apres-demain je passe le BAC...
Renaissance.




Film franco-anglo-luxembourgeois réalisé par Christian Volckman. Ce film est sorti le 15 Maris 2006. Le scénario a été écrit par Alexandra de la Patellière.


Après avoir mené ses études secondaires aux Etats-Unis, Christian Volckman rentre en 1989 à l'Ecole Supérieure d'Arts Graphiques, où il étudie le dessin, la peinture et la photographie. Il réalise son premier court-métrage d'animation, Le cobaye, en 1994, lors de sa dernière année d'école. En 1995, il apporte son soutien dans la création de jeux vidéos, comme Rayman, puis réalise deux clips vidéo : « Le jardinier dort » de Charlélie Couture et « Paris-sur-mer » de Love Bizarre. En 1999, il crée Maaz, son second court-métrage d'animation, qui rencontre un franc succès. Il ne remporte pas moins de 32 prix dans différents festivals, et se fait même nominer aux oscars en 2002. Maaz est donc un film de science-fiction, tourné tout en super-16, sur fond bleu, qui aura pris 3 ans à être réalisé. Pendant ce succès, Christian Volckman pense déjà à son prochain film qui sera présenté à Cannes en 2004 : Renaissance.

En 2054, Ilona Tasuiev, une jeune scientifique travaillant pour la toute-puissante société de l'époque, Avalon, et dont les publicités inondent la ville, est enlevée par un inconnu au milieu de Paris. L'inspecteur Karas est chargé de la retrouver...Son enquête nous mènera dans le passé jusqu'en 2006. À cette époque, les recherches du professeur Jonas Muller, dont le frère est atteint de la progeria, sur le génome humain furent abandonnées alors qu'elles devaient conduire à l'immortalité. En 2054, Ilona Tasuiev découvre le secret du professeur Muller. Mais ce secret est également convoité par la société Avalon et Paul Dellenbach son vice-président. L'inspecteur Karas, se plongeant comme il le peut dans la vie d'Ilona finit par retrouver sa trace et découvrir que sa seule motivation était, comme ses poursuivant, la recherche de l'immortalité. Ne pouvant se résoudre à voir un monde corrompu à ce point, l'inspecteur Karas fait le dur choix de tuer Ilona pour conserver le secret de la vie éternelle.

Ce film est un film d'animation de science-fiction qui se déroule dans un Paris de 2054 assez sombre, hanté par la technique. Le film est en noir et blanc, mais il s'agit d'un noir et blanc particulier, qui n'utilise presque aucune gamme de gris, ce qui crée des images très en contraste. Dans la dernière partie du film, des implants de couleur rappelant Sin City apparaissent. La technique utilisée pour la réalisation de ce fil ma été le motion-capture, c'est-à-dire que les mouvements d'un comédien ont été enregistrés, puis utilisés pour animer un personnage virtuel, ce qui permet de réaliser des plans insolites, comme dans les bandes dessinées ou encore les jeux vidéos, tout en gardant un détail très réaliste. Ce film est entièrement linéaire e et la musique est assez présente, surtout lors des scènes d'« action ».

Comment le thème de la ville est-il abordé dans ce film ? C'est simple : il s'agit du décor, et pas n'importe lequel, un décor vital au film. En effet, sans ce Paris futuriste, le film perd un de ses plus gros atouts. On aurait vu le même film se passant actuellement dans une petite ville, il n'y aurait eu que très peu d'intérêt. La ville est partout. On y est depuis la première image à la dernière, même si on trouve des passages à la campagne, il ne faut pas croire : ils sont produits dans des buildings, et nous simulent simplement l'impression d'y être. Bien loin des Villes Tentaculaires d'Emile Verhaeren, ici on ne peut sortir de la ville : elle ne s'étend pas sur des milliers de kilomètres, mais a contenu son expansion et on pourrait même penser à un barrage interdisant quiconque de quitter le centre. Ce faisant, il a donc fallu exploiter les entrailles de Paris, son sous-sol, ayant ainsi été creusé sur des centaines de mètres. Tout ce petit continent semble aussi labyrinthique et incertain que le dédale du Minotaure : une prison à ciel ouvert. De plus, le film se déroulant en 2054, il y a un côté futuriste qui a envahi Paris, et surtout qui justifie le film. Les voitures ne volent pas, mais on sent bien qu'il leur manque peu pour décoller lorsque la publicité - omniprésente - se fait depuis des écrans plasma géants au milieu de Châtelet. Tout reste cohérent et crédible. Nos héros évoluent donc dans ce décor que l'on découvre, qui semble fascinant au début, mais qui se révèle très rapidement cauchemardesque et envahissant. Même si le film connaît de nombreux défauts, comme les dialogues entre les personnages qui sonnent le plus souvent faux, l'intrigue faussement naïve, facile et déjà-vue, les clichés de la corruption et de l'histoire d'amour, il y a tout l'aspect visuel que l'on ne peut absolument pas négliger et qui rattrape ce film. Disons que les images face au scénario permettent d'équilibrer la balance. Il est quand même indéniable que ce noir et blanc est sublime. Le fait de jouer sur les contrastes vient justement renforcer le sentiment d'insécurité et de saleté de ce Paris futur. Même si on ne voit pas la couleur de la Seine dans son lit en verre transparent artificiel, on pourrait jurer qu'elle est noire de pollution. De plus, ce noir et blanc permet une toute autre approche du film, qui, je dirais, est presque une approche novatrice. En effet, avec ce film on peut voir le cinéma comme on ne l'a jamais vu auparavant. Je m'explique en prenant un exemple simple : au début du film, une femme est dans une boîte de nuit et ressent un profond malaise. Elle n'a plus aucun repère et ne sais plus où elle est. Et bien ce malaise est totalement retransmit au spectateur, qui lui aussi perd ses repères à chaque coup de stroboscope, qui fait passer l'écran du tout noir au tout blanc, sans jamais devenir brouillon. Le travail effectué est donc très important, et rien n'est laissé au hasard, puisque tous les détails sont pris en compte, du petit nuage des pot d'échappement, aux reflets sur les vitres. Néanmoins, ce travail ne s'arrête pas ici puisque, comme nous le disions tout à l'heure, nous sommes en 2054, et à Paris de surcroît, donc tout a été mis en ½uvre pour rendre une version de Paris à la fois futuriste, mais à la fois crédible. Ici, pas de voiture roulant à la verticale comme dans le Washington de 2054 (tiens donc !) de Minority Report. Non. Ici, il y a la Seine qui coule sur un viaduc transparent, Montmartre et son Sacré-c½ur, toujours à son poste, mais dorénavant entouré de caméras ultraperformantes, ou encore les stations de métro ayant subi un petit lifting (il y a d'ailleurs une longue course-poursuite dans le métro, et notamment aux Abesses) et rongées par la publicité. La publicité quant à elle, parlons-en ! Comme tout est toujours très bien pensé, on peut apercevoir des publicités « Fnac », « Citroën » ou encore « le Monde » plus vraies que nature. Normal me direz-vous, vu que ces marques ont travaillé en collaboration avec Christian Volckman, et que, par exemple Citroën a proposé à ses designers de créer pour ce film en exclusivité des voitures futuristes, mais, encore une fois, crédibles. Et ceci a été appliqué pour chaque moindre détail. C'est donc ainsi que Paris incarne un personnage à part entière, un personnage à la fois omniprésent et invisible. Nous, spectateur, nous fondons dedans et y croyons de toute notre force. Ce sentiment est en plus amplifié avec le noir et blanc si particulier qui nous happe littéralement au c½ur de la ville. Non, il aurait vraiment été impossible de concevoir ce film sans la ville. Lui retirer la ville c'est lui retirer son âme, et là, ce n'est juste pas possible. Le film et la ville ne font qu'un.
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# Posté le mardi 20 mai 2008 16:52

Modifié le mardi 27 mai 2008 13:52